17 août 2006
Crazy Rythms
Ils se sont formés en 1976, ont duré jusqu'en 1992, ont pondu l'un des albums les plus marquants de cette période et pourtant personne n'a retenu leur tronches à lunette. Et c'est bien dommage car Crazy Rythms, sorti en 1980 a inspiré de nombreux groupes de la hype actuelle: Strokes, Artic Monkeys, Interpol et autres Editors.
Voix acerbe à la Lou Reed, ryhtmes effrénés, guitares qui se rejoignent, se délaissent et s'embrasent enfin, l'énergie du punk, l'intelligence de la new wave... Joy Division n'a qu'à bien se tenir !
Loveless Love est un titre qu'on ne peut oublier... un arpège lointain, puis deux, la deuxième guitare tranche, la batterie s'impose et un nouveau ryhtme apparaît; un solo et puis la voix. Profonde, dangereuse, tel un David Bowie enragé, puis le calme revient, le danger s'éloigne... Pour ne que mieux revenir avec une gamme vertigineuse et une fin troublée.
Tout l'album continue sur cette lancée, rien n'est acquis, les titres s'enchaînent et ne s'oublient pas. Un son unique qui étonne et transperce la tête, de part et d'autres, selon les guitares qui s'enchevêtrent et s'imposent par leur clarté et leur beauté. Deux reprises: Everybody's got something to hide (except me and my monkey) des Beatles, urgentissime et Paint It Black, plus convenue et qui clôt l'album.
Un album à redécouvrir d'urgence donc, pour se rendre compte définitivement que tout ces english bend du moment n'ont strictement rien inventé...mais alors rien ...de rien !
Loveless Love à écouter ici



