01 septembre 2006
We are all animals
The Rakes fait partie de la déferlante anglaise actuelle...Soit on se détourne immédiatement de l'objet étant pris d'une
nausée soudaine rien qu'à la vue de cette appelation, soit on daigne se pencher sur l'album sorti en 2005: Capture-Release. Et il est bon parfois de se laisser tenter par ces jeunes garçons à la tête de puceaux coincés, aux tee-shirts trop courts et aux blazers dignes des débuts de Dépêche Mode.
La basse est violente, la voix parente proche de Ian Curtis, les riffs efficaces et soutenus, les paroles intelligentes (oui, oui c'est possible !) et les mélodies vous trottinent dans la tête des heures durant ...Un mélange de bons, très bons ingrédients !! Et le plaisir devient suprême lors du concert: les musiciens se déchaînent, le chanteur semble pris de convulsions, et tout votre corps est entraîné dans ces diaboliques mélodies de Retreat ou Strasbourg. Les chansons ne s'arrêtent pas, une reprise de Gainsbourg par ici ( Le poinçonneur des Lilas ), un single par là ( Open Book, pub pour l'équipe de France), une base rythmique puissante et jouissive, c'est le plaisir musical dans toute sa splendeur !
Ne pas s'arrêter à l'appréhension, écouter, savourer,profiter, danser, exploser, sentir la vie fourmiller dans tout ses membres.
Voilà à peu près ce que l'on ressent à l'écoute de cet album, une véritable façon de vivre se dégage de cette musique ... Rock, tout simplement.
Ecoutez We are all animals et vous comprendrez ce sentiment, cette puissance qui soudain vous arrache du quotidien pour vous emmener dans le monde magique des Rakes...
A écouter là
26 août 2006
Hécatombe
Arthur Lee, fondateur du groupe Love en 1965 est mort des suites d'une leucémie le 3 août dernier. Votre vie n'en a pas été bouleversée, la mienne non plus, et pourtant...Pourtant, il semblerait que le sort s'acharne sur ces génies musicaux sortis de l' ombre au milieu des années 60, artistes maudits, drogués, peu reconnus, oubliés, mais capitaux dans les bouleversements musicaux de ces années. On compare souvent Arthur Lee à Syd Barret, même époque psychédélique , même attraits pour les drogues, personnage obscur à qui son groupe ne survivra pas. 
Love est formé en 1965 à Los Angeles avec notamment le guitariste Brian Mc Lean et le bassiste Kenny Forssi, groupe multi-racial donc dans une époque en pleine explosion psyché, cotoyant Jefferson Airplane ou Grateful Dead. Le groupe habite dans le manoir de Bela Lugosi et se livre à de nombreuses expériences chimiques et musicales. Da Capo sorti en 1967 révèle le style Love: guitares dissonantes, morceaux très longs (18 minutes pour Revelation, une véritable révolution à l'époque), orgues et rock, explorations en tout genre. Le succès commercial n' est pas au rendez-vous, même avec Forever Changes qui sort peu de temps après.
Cet album est salué par la critique de l'époque comme un chef d'oeuvre et il est encore reconnu comme tel de nos jours. Et pour causes, des mélodies émouvantes, une richesse musicale exceptionnelle, un rock symphonique, psyché, comme on en avait jamais entendu, des paroles angoissées, des arrangements minucieux à l'extrême...
Forever Changes marque malheureusement la fin de Love en tant que tel, poursuivi par les créanciers, peu reconnu face à la montée en puissance des Doors qu' Arthur a présenté au label... Mc Lean quitte le groupe en 1968 après une overdose suivi de tout les autres qui finiront en prison. Arthur compose un album avec de nouveaux musiciens pour clore son contrat avec Elektra mais enterre définitivement l'appelation Love en 1974 au vu de l'absence évidente de succès de son groupe. Après 8 ans de prison, Arthur Lee lance une tournée en 2001 en reprenant uniquement Forever Changes, et nous quitte malheureusement cet été.
Il suffit d'écouter Alone Again Or (là) pour se rendre compte de l'imagination et de la créativité de ce groupe qui donna à son époque ce goût si savoureux...
14 août 2006
Patapam Patapoum
Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, pour vos oreille et pour votre cerveau...Voici un extrait du prochain album de Darkel, moitié de Air qui sortira le 18 septembre !!! Déjà joli monsieur ( à vérifier ici ), Jean Benoît nou
s offre donc son album solo, et pour nous faire patienter, on peut trouver deci-delà des extraits...En voilà donc un , pour notre plus grand plaisir !!
C'est à écouter là
C'est plus nostalgique voire régressif que Air... la petite guitare au fond fait penser à du Neil Young avec par dessus du Kinks remixé par les Beach Boys ou l'inverse, celà importe peu...n'empêche que c'est très agréable à écouter et qu'on attend avec impatience ...le 18 septembre !!
06 août 2006
So Sexy
Emily Haines est blonde,mince, sexy, porte des robes très courtes et des talons hauts roses. Non, ce n'est pas le dernier mannequin en vogue,une star de la télé-réalité, une Miss France ou la femme d'un footballeur; Emily Haines est la chanteuse-claviériste du groupe canadien Metric dont l'album Live it Out est sorti en 2005. Pourtant, l'aventure Metric commence sérieusement dès 2001 avec la sortie de leur premier album Grow up and Blow away, un concentré d'electro-pop efficace, aux paroles angoissées "Why does it feel so good to die today?" et masochistes "Rock me now". Un son déjà riche et original où se mêlent beat simplistes, synthétiseurs froids, riffs sulfureux et la voix suave d' Emily.
Puis vient ensuite LE tube qui permet au groupe de sortir de son secret: Dead Disco joué par le groupe pendant le film Clean d' Olivier Hassayas en 2004, et qui rentre tout de suite dans notre tête pour ne plus jamais en ressortir... par les paroles " Dead Disco, Dead Fun , Dead Rock'n'roll", par le rythme, puissant et équilibré, par la mélodie enfin. Une énergie hors du commun, l'envie de tout casser, de partir avec Emily dans son monde rock'n'roll et d'y rester pour toujours. Voici Old World Underground, Where are You Now?. Porté par ce tube et par d'autres aussi efficaces tels Combat Baby et Succexy, Metric rejoint la tendance du renouveau rock-guitare de cette année 2003.Pourtant, ressort toujours la voix et le charisme d'Emily qui fait de ce groupe une sensation à voir, à déguster, à savourer sur scène et dans les oreilles.
Le dernier album, enfin, Live it Out, sorti en 2005 et que le groupe fait découvrir au monde entier par ses nombreuses tournées...c'est lors de cette tournée que l'on découvre pourquoi Metric est un groupe au-dessus des habituels et ennuyants groupes pseudo retour-rock. Emily, toujours elle, occupe la scène, elle la hante, l'habite de sa présence. Les fans mâles ont les yeux écarquillés par ses jambes, les filles sont jalouses, mais tout le monde, ensemble, vit à son rythme. Un rythme qui ne s'arrête jamais, soutenu par ses camarades à chemise noire, lent parfois mais toujours riche en sensation. Poster of a girl,chanté en français appuie sa sensualité, et des titres comme Monster Hospital ou Empty ne laissent personne indifférents. Un concert à ne pas rater si possible, et un disque à écouter bien qu' éloigné du premier album et moins original. Les structures sont plus consensuelles et moins élaborées musicalement mais cet album n'en reste pas moins un des meilleurs disques du cru 2005...Pour tout les fans de bon rock donc, féminin et intelligent si possible !
29 juillet 2006
Tower of Love
Tour d'amour, le titre correspond parfaitement au premier album de Jim Noir, amour de la pop, des arrangements complexes et méticuleux, des 60's et de leur naïveté musicale , des Beatles et autres Kinks. A son écoute, on plonge en effet directement 40 ans en arrière, une guitare accoustique, des chants d'oiseaux, des choeurs, des violons et la recherche de la pop song parfaite. Eanie Meanie a été remixé par FatBoy Slim et on l'entend quelque fois à la radio... pourtant on ressent mieux toute la beauté et la naïveté de cette chanson avec l'original. Non, ce n'est ni trop mielleux ni trop sucré, juste ce qu'il faut pour être autre-part, quitter la morosité ambiante et nous pousser à faire comme le titre: Turn Your Frown into a Smile. Merci donc Jim Noir pour cet album élégant dans la lignée de Beck et autres Badly Drawn Boy du moment, hymne au bonheur et à la beauté de la musique. D'autant plus qu'il l'a entièrement réalisé de ses propres mains, s'adjoignant des musiciens pour ses concerts uniquement. Un nouveau génie de la pop? Celà reste à prouver bien qu'on en soit quasiment convaincu dès la première écoute: chaque chanson est un petit bijou, une perfection à elle-seule, et toutes se complètent pour former un diamant unique de la pop. Il ne réinvente pas la musique, s'appuyant sur les bases 60's et notamment sur les Beatles, mais il réussit à sublimer toutes ces influences en un seul album seulement... A surveiller de très près donc, et en attendant... mypatch à savourer...
20 juillet 2006
Végétale
Emilie Simon revient du froid après la B.O de La marche de l'empereur et nous emmène dans
un tout autre monde,toujours aussi électrique et bigarré, mais cette fois-ci dans des contrées plus verdoyantes. Végétal, c'est son nom, on ne peut plus explicite. Emilie est parfois une Fleur de saison, une Dame de lotus ou tout simplement une rose... Rose, par sa nature, fragile, par sa beautée, immaculée, par son parfum, divin. Tel est l'album, combinant anglais et français, les douceurs (Alicia)et les ryhtmiques surprenantes (Never fall in love), l' orchestre symphonique et les boîtes à ryhtme. De découvertes en surprises donc, s'éloignant de son premier album éponyme par ses explorations musicales mais gardant toujours en tête le principal: un monde bien à elle, loin du CO2, des revendications salariales et des chanteurs rebelles... Et son monde à elle,on l'aime même s'il cache une véritable mélancolie: des histoires d'amour qui finissent toujours tragiquement, une solitude malheureusement toujours présente "Je ne suis qu'une forme aux contours incertains/Avec un regard morne un tantinet hautain" et un mal de vivre qui se traduit quelque fois par la morbidité. Une belle ambiguïté donc, la marque de fabrique d'Emilie Simon, qui encore une fois nous éblouis par son talent et sa créativité. Entrons dans sa tête et laissons nous porter par cette Rose_Hybride_de_Thé_, palpitante et originale, plus sombre et mystérieuse que jamais mais si agréable...
11 juillet 2006
Charango
Morcheeba est composé de deux frères, Paul et Ross Godfrey accompagné de la non moins sublime Skye Edwards. Ce trio sévit pour le bonheur de nos oreilles depuis 1996 avec Who Can You Trust, véritable déclaration trip hopienne composé de longs morceaux langoureux, quelques beats deci-delà et une voix à faire pâlir Beath Gibbons. Viennent ensuite Big Calm et Fragments of Freedom avec leurs tubes Rome wasn't build in a day ou Be Yourself, mais qui tendent plus vers la pop ... Skye impose toujours avec grâce sa voix sublime mais les compositions des deux frères se restreignent à des univers plus faciles d'accès, moins oniriques. Ils retrouvent cependant le "droit chemin" avec Charango (2002), où Skye laisse enfin exploser toute la sensualité de sa voix, notamment dans Undress me know, accentuée dans ces bijoux de bonheur. Une grande paix ressort de ce disque, où est-on ? Entre ciel et terre, plus près d
u soleil que du béton, accompagné par cette voix hors du commun, des violons, des trompettes, des rythmes lancinants... On retrouve la réalité avec des titres humoristiques chantés par des rappeurs comme Women Lose Weight où un homme tue sa femme car elle est devenue trop grosse. Puis, d'un coup, tout redevient calme, l'ange est revenu et nous emmène dans son univers si... plaisant... On ne sort pas indemne de l'écoute de ce disque, on en veut encore et encore, et pourtant, Sky quitte le groupe après la sortie du Best-Of en 2003...plus rien ne sera comme Charango alors...malheureusement.
03 juillet 2006
The Trap
Les voilà, ils sont beaux, ils sont jeunes, ce sont les Hushpuppies et c'est LE groupe du moment. Après avoir tourné pendant quelques année à Perpignan, ils montent sur Paris et laissent exploser leur son garage rock 60's à fond les amplis !! Ces jolis garçons nous ramènent à un monde que l'on croyait mort: mods, vieux orgues désaccordés, ryhtmes puissants accouplés à des mélodies indécentes, guitares ravageuses... oui !! Tout est présent: de la rage beaucoup, les Beatles surtout, Supergrass un peu, du psyché parfois et même de l'électro... Les chants romantiques comme Comptine sont vite remis au pas par une base rythmique on ne peut plus efficace explosant dans le single You're Gonna Say Yeah !!.Un album qui s'impose donc par ses qualités mélodiques, sa maturité certaine et un son particulier...très particulier...Les Hushpuppies sont à voir cet été à travers tout les festivals et il faut aller les voir: l'émotion, le ryhtme et la puissance y sont multipliés et amplifiés par un nombre indéfinissable ...
Pour se saupoudrer les oreilles de Hushpuppies: www.myspace.com/hushpuppies
02 juillet 2006
Neveroddoreven
I Monster, groupe peu connu de Sheffield si ce n'est pour la pub de ...Toyota ... ou .... Honda... bref, pour une voiture quelconque mais qui nous a tous marqué par son " Hey Mrs Blue !!! " entraînant et électronisant ... électronique en effet, pour ce cd Neveroddoreven , tout pépiteux à la fois très popeux avec Everyone's a loser façon Beck et très sombre voir déprimant pour Who is she avec des petits interludes régressifs peuplés de chants d'oiseaux ... ce qui fait la marque d' I Monster est son mix d'électro basique ( vocoder, grandes envolées lyriques ) et de mélodies toujours efficaces hantées par des choeurs enfantins ou par une voix féminine plus que sensuelle , écoutez The backseat of my car pour vous en convaincre !! Vu en concert il y de celà plus de 2 ans au Poste à Galène, les deux zigotos qui ont fait ce cd m'ont marqué par leur délire mental tout à fait contrôlé dont résulte ce disque magnifique qui invite à un voyage onirique ou plus physique ... au choix ... Ils n'ont pas de site et cultivent quelque part ce mystère ... (très difficile d'obtenir ce cd ) , on peut écouter quelque chansons sur www.myspace.com/imonsteruk
il suffit de regarder leur clip pour se rendre compte de leur état mental !! Ils ont mis de nouvelles chansons ...très belles...un nouveau cd ??
Keep on your mean side
Du rock brut, sauvage et sexy comme on l'aime, voilà le premier album des Kills, Keeps on your mean side. Les 2 compères qui l'ont composé, VV et Hotel, l'ont fait par lettres et envoi de cassettes de par et d'autre de l 'Atlantique et le résultat final rend bien compte de tout celà : voix hâchée de VV sur magnétophone, accoustique un peu bordélique, ryhtmique basique sur machine à rythme .... Basique , c'est le mot pour désigner leur son , mais quelle efficacité ... des riffs ravageurs, une voix sensuelle, on remue la tête, le cerveau et le corps et on se laisse guider sur Cat Claw , leur single. Fuck people pourrait résumer leur idée directrice: les sentiments produisent la musique et Fuck le reste !! Ils nous agressent et ça fait du bien , ils nous imposent leur son , blues rocailleux et simpliste amplifié par une voix sauvage et on adore !! Dans Gypsy death & You, c'est enfin toute la sensibilité de ce couple qui ressort sur une mélodie toute mignonette qui tranche avec la dureté du reste ... Un bon disque pour se défouler donc avec bonheur et sincérité !





